Après Penguin Book il y a quelques jours et pour donner suite au précédent post de ce blog, c’est au tour du magazine Wired de dévoiler dans une vidéo promotionnelle sa vision de la digitalisation des informations: de la conceptualisation à l’utilisateur final.
La vidéo révèle l’évolution des technologies et des comportements qui vont nous amener à consommer les informations sous de nouvelles formes, avec pour exemle, le iPad.
Le monde de l’édition change, mais la question, qui préoccupe les éditeurs, est de savoir comment déterminer quelles technologies et devices vont dominer le marché et offrir les meilleurs potentiels de revenus, entendez publicitaires. Ils devraient probablement aussi s’inquiéter de la force multidimentionnelle de l’information (texte-image-vidéo) et d’offrir à l’utilisateur une expérience riche et sans pareil, bien plus ergonomique et mémorable que celle de leurs titres concurrents.
Pour rappel, Wired est non seulement un magazine, mais aussi un site très influent dans la sphère techno-digitale. Titre respecté, il fait partie des marques du groupe Condé Nast, aux côtés des non moins célèbres Vogue, GQ, The New Yorker, Vanity Fair, etc.
Tout le monde parle du futur de l’édition et s’en inquiète. Le marché qui se met en place aujourd’hui fait déjà l’objet d’une bataille féroce qui galvanise toute l’industrie et ce n’est pas pour déplaire à tout le monde. La concurrence s’avère rude et le seul bénéficiaire immédiat sera l’utilisateur final. On se réjouit!
Voici un bel exemple de ce qui nous attend ces prochaines années avec l’éditeur Penguin Books. Des applicatifs éducatifs pour les enfants, mais aussi pour les plus grands, des livres interactifs à emporter partout avec soi.
Considérant la multiplication des écrans – fenêtres sur le monde binaire: ordinateurs, mobile, iPad, etc. – (cf. mon post sur l’innovation et le iPad: Do (k)not forget – Ford aussi bien qu’Apple?) pour supporter le contenu digital interactif, le terme de lecteur devient de moins en moins approprié dans le monde de l’édition.
Fumer tue, mais pas toujours ceux qu’on pense! Cette publicité de la Fondation Smokefree America illustre les dangers de la cigarette, en particuliers les dommages collatéraux. Mais comment aborder ce sujet traité et rabâché à tel point qu’on en a marre de tous ces conseils comment bien vivre sa vie, en bonne santé et avec succès.
Une possibilité est l’illustration d’un comportement admis de tous et aujourd’hui ultime bastion pour un fumeur aux USA (mais aussi dans la plupart des cantons suisses): soit fumer une cigarette en plein air, sans nuisance apparente si ce n’est pour le consommateur final lui-même. Sur cette base, il s’agit de déplacer les codes du comportement familier et vu à maintes reprises pour le situer dans une diégèse parfaitement inhabituelle.
J’inaugure avec ce post, une série de sujets sur le Brief Créatif. En faisant, si je puis dire du retro-planning, je questionne la campagne pour découvrir quel aurait pu être le Creative Brief délivré à l’équipe de création par le Strategic Planner. Voici certains éléments probables et non-exhaustifs du brief:
Objectif
Motiver un changement de comportement
Frein
La fumée passive est un concept peu impliquant qui n’émeut pas les fumeurs puisque consommant le produit avec plaisir, ils nient les implications pour leur santé, bien que parfaitement au courant des pathologies possibles. De plus, ils ne sont pas incommodés de la même manière que les non-fumeurs.
Insight
Le fumeur croit être maître de son environnement gazeux/aérien. Il inspire ce qui lui fait plaisir et expire ce qui peut être dangereux pour les autres, qu’il s’agisse de son gaz carbonique saturé de produits nocifs ou simplement son mégot incandescent. Ici la cigarette est considérée comme une arme – que la publicité ne peut évidemment pas montrer.
Proposition et piste
Montrer ce pouvoir, et les effets de l’indifférence qu’il suscite, en illustrant une situation anodine de consommation dans un contexte connu. Déplacement.
Message
Le plaisir tue. Cela vous dérange-t-il?
Et alors…
A la vue du résultat de cette campagne, le message véhiculé par le spot semble plus compréhensible que l’accroche: Be Considerate. Don’t Smoke. A message for the Foundation for a Smokefree America.
Ce spot ne me satisfait pas entièrement et me laisse un léger sentiment de malaise. Il me semble que la thématique aurait pu aller encore un pas plus loin. En effet, le public représenté dans la rue ne semble pas perturbé par l’incandescence soudaine du malheureux passant due à un impact avec le mégot de la fumeuse. Aucune action pour sauver le passant, aucune révolte, ce trait souligne-t-il l’indifférence de chacun (fumeur et non-fumeur) face à la cigarette ou est-ce simplement l’effet grande ville. Je reste dans l’expectative. Qu’en pensez-vous?
Et ailleurs…
Le spot de la Fondation Smokefree America qui utilise le déplacement pour frapper l’esprit me rappelle l’ancienne campagne suisse de INOBAT pour le recyclage des piles, avec l’accroche: Aussi déplacé qu’une pile dans la poubelle. Je n’ai pas retrouvé les spots, mais dans mon souvenir, le public illustré dans les films désapprouvait le comportement du personnage principal.
Comment engager ses fans à faire partie du produit… simple, si vous êtes un groupe de musique, faites-les participer à votre vidéo-clip.
Un bon exemple avec le groupe néerlandais C-Mon & Kypski. Pour promouvoir leur nouveau morceau, ils ont organisé un crowdsourced concept intitulé “One frame of fame“. Il s’agit d’un site sur lequel les fans peuvent voir l’avancement du clip heure par heure et participer en se filmant à l’aide de leur webcam en choisissant une scène du story board. Le but étant de uploader sa séquence pour contribuer activement au clip final.
Le langage visuel du reportage classique est une modèle si bien intégré et compris par le spectateur que le contenu passerait au second plan. Voici la thèse avancée par Charlie Brooker journaliste à la BBC dans son sujet “How to report the news”.
Les codes conventionnels du genre suffiraient-ils à rassurer votre cerveau pour mieux vous convaincre de l’importance, du sérieux, voire de la gravité du sujet abordé?
Facebook en force. Twitter en consolidation. Linkedin, incontournable CV social. Foursquare, les pieds sur terre nous ancre définitivement dans un monde bien réel. 2010 sera social, proche et très… (géo-)local!
Depuis octobre 2009, j’édite tous les 2 mois les statistiques des réseaux sociaux les plus populaires en Suisse afin de dresser une image concrète de l’évolution du marché.