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Stalk me on the internet

Posts by sdufaux

Les journées n’ont que 24 heures et se tenir au courant de l’actualité ou de sujets plus spécifiques demande un certain effort. Suite au précédent article de ce blog traitant de la Screen Culture – De la lecture à l’action, voici un rapide survol de quelques outils permettant de visualiser et de consommer du contenu sur différents écrans… du simple site au social magazine.

1. Adds-on pour navigateurs
Dans le domaine du social magazine, qui n’est autre qu’un aggrégateur de flux RSS et de API diverses, Feedly (2008) occupait déjà le terrain du côté navigateur, mais il n’a pas su adapter sa plateforme – basé sur Google Reader – à l’iPad. En effet, il n’existe aucune application dédiée et le site ne fonctionne pas sur la tablette. Cela dit, il reste incontestablement un produit fiable, simple et commode. Feedly permet d’organiser le contenu en thématiques, de modifier la mise en page pour créer son propre magazine et de partager les articles qui vous intéressent soit en utilisant les caractéristiques reposant sur la technologie de Google Reader (aggrégation de flux RSS) soit en socialisant votre contenu.

2. Online News Maps
Il s’agit moins de social magazines à proprement parlé que de sites expérimentaux traitant l’information selon des algorithmes complexes liés à la fraîcheur de parution des informations, leur persistance et leur popularité sur les réseaux.

Guardian Zeitgeist (2010) est un outil expérimental créé par l’éditeur homonyme pour organiser le contenu selon le degré d’attention des utilisateurs. Zeitgeist offre un instantané en temps réel des sujets qui passionne les lecteurs du site guardian.co.uk. Zeitgeist procure un point d’entrée alternatif et social à la homepage.

NewsMap (2009) permet de visualiser l’actualité comme s’il s’agissait d’un énorme tag cloud. Classés par pays ou par thématiques, les éléments les plus populaires et les plus récents apparaissent dans une taille de caractères supérieure et dans des tons clairs. C’est un bon indicateur de tendance en temps réel. Le lien de chaque élément pointe directement sur la source, il permet ainsi de commenter et partager le contenu sur les plateformes habituelles. Mon favori. Bémol: en Flash, donc illisible sur iPad.

MSNBC Spectra (2008). Bien que magnifique, l’outil n’est pas du tout productif. Les news évoluent en 3D dans une sorte de vortex coloré selon le domaine traité. Il est possible d’augmenter le nombre de news visualisées en choisissant les thèmes favoris: business, technology, world news, sports… Pas sociable. Pas iPad-friendly.

3. Mobile Applications
Applications pour smartphones et tablettes. Permet de consommer du contenu, de le commenter et de le partager.

Flipboard (juillet 2010), le tout récent social magazine offre une UX extrêmement fluide et fascinante. L’application semble pour l’instant bridée au seul choix des flux RSS proposés par Flipboard. On attend les mises à jours et développements futurs de l’application. Intégre aussi l’API de Twitter et Facebook. Problème: lecture linéaire des flux, pas de mélange de plusieurs flux selon une thématique précise par exemple.
Download Flipboard sur iTunes. Gratuit.

Pulse App (mai 2010). Vrai social magazine et concurrent de Flipboard. En ligne depuis les débuts du iPad. Intégre les API de Twitter et Facebook. Enorme avantage sur Flipboard, il intègre Google Reader, cela permet ainsi d’emmener partout avec soi ses flux RSS de prédilection. Problème identique à Flipboard: lecture linéaire des flux, pas de mélange selon une thématique particulière.
Download Pulse sur iTunes.  2.20 CHF.
Existe aussi pour iPhone: Pulse News Mini pour 1.10 CHF

Feeddler (2010)
Sorti avant Reeder (son concurrent ci-dessous), j’ai utilisé Feedler faute de mieux à l’époque. C’est un lecteur de flux RSS tout à fait honnête et efficace (à condition d’avoir une connexion), même s’il s’avère un peu sec et austère. Malgré une synchronisation préalables des contenus, l’application n’a pas fonctionné en mode cache lorsque j’ai mis mon iPad en mode avion (= offline, sans Wifi, ni 3G). Une frustration évitée en plein vol.
Download Feedler RSS Reader sur iTunes. Gratuit
Download Feedler RSS Reader PRO sur iTunes. 5.50 CHF

Reeder (juillet 2010) n’est pas un magazine social, mais il pique la place de Feedly dans le monde des application pour iPad. Mon favori, incontestablement. Présentation claire, lecture des flux selon classement thématique puisqu’il intègre pleinement les fonctionnalités de Google Reader, sauvegarde des flux dans le cache pour une lecture en mode avion (fonctionne à merveille), socialisation très développée avec bookmarking, etc. Un Must Have.
Download Reeder sur iTunes. 5.50 CHF

Quelles sont vos applications favorites? Connaissez-vous d’autres sites ou applications permettant la visualisation, le traitement et la consommation de l’information?

La récente sortie de l’application iPad Flipboard a fait couler beaucoup d’encre et de pixels sur les écrans. L’application surprend en effet par sa simplicité et sa fluidité: feuilleter sa tablette semble nouveau, mais appelle avant tout un geste familier et naturel. Le social magazine est-il si nouveau? Pas tant que cela, l’application Pulse existe déjà depuis le lancement de la tablette de Apple. La montée des magazines sociaux questionne plus notre relation à l’écrit et à son corollaire la lecture que le canal de diffusion.

A revolution doesn’t happen when society adopts new tools,
it happens when society adopts new behaviors.  – Clay Shirky

A l’instar de Clay Shirky, le changement culturel n’est pas lié à l’adoption de nouvelles technologies, mais au changement de comportement qu’elles induisent. Ne l’oublions pas, la technologie est un outil et pas une fin en soi: le crayon est une technologie, la presse de Gutenberg est une technologie. La technologie et les produits innovants font l’objet d’un renouveau constant, mais la culture elle ne change que lentement formant dans son sillage des usages qui au fil du temps semblent aller de soi. C’est cela la culture.

De l’écrit au pixel
Dans une culture occidentale, le livre et tout ce qui est écrit (presse, codex, Bible, etc. voir gravé dans la pierre) représente ce qui fait autorité dans les différentes industries, mais le digital nous force aujourd’hui à entreprendre le contenu. Plus question de vivre passivement une lecture, chaque livre électronique, article, blog, site invite désormais à l’action. Il ne s’agit pas simplement de liker ou RTweeter un contenu, mais d’interagir avec lui, de questionner le texte, chercher les termes incompris, trouver des références plus pointues ou encore commenter et partager. La banque du savoir est ici à nos pieds, reste à savoir l’utiliser à bon escient et à ne pas se perdre dans une quantité exponentielle d’articles bruit de fond sur les 25 façons de faire telle ou telle chose.

Shift culturel?
Pour l’édition de son 40e anniversaire, le magazine Smithsonian vient de publier: Reading in Whole New Way (voir extraits choisis dans les encarts ci-dessous), un article essentiel mettant en perspective l’évolution de la culture de l’écrit face à la prolifération du digital et la multiplicité des écrans dans notre quotidien.

(…) It is not book reading. Or newspaper reading. It is screen reading. Screens are always on, and, unlike with books we never stop staring at them. This new platform is very visual, and it is gradually merging words with moving images: words zip around, they float over images, serving as footnotes or annotations, linking to other words or images. You might think of this new medium as books we watch, or tele vision we read. Screens are also intensely data-driven. Pixels encourage numeracy and produce rivers of numbers flowing into databases. Visualizing data is a new art, and reading charts a new literacy. Screen culture demands fluency in all kinds of symbols, not just letters. (…)

Just as it seemed weird five centuries ago to see someone read silently, in the future it will seem weird to read without moving your body. (…)

Books were good at developing a contemplative mind. Screens encourage more utilitarian thinking. A new idea or unfamiliar fact will provoke a reflex to do something: to research the term, to query your screen “friends” for their opinions, to find alternative views, to create a bookmark, to interact with or tweet the thing rather than simply contemplate it. Book reading strengthened our analytical skills, encouraging us to pursue an observation all the way down to the footnote. Screen reading encourages rapid pattern-making, associating this idea with another, equipping us to deal with the thousands of new thoughts expressed every day. The screen rewards, and nurtures, thinking in real time. We review a movie while we watch it, we come up with an obscure fact in the middle of an argument, we read the owner’s manual of a gadget we spy in a store before we purchase it rather than after we get home and discover that it can’t do what we need it to do.

Un constat s’impose: Notre relation à l’écrit change, la lecture n’est plus une activité recluse et solitaire, mais collaborative et participative. Chaque lecture est susceptible de faire l’objet de critiques (annotations, commentaires…), de collection (bookmarking: Delicious, Instapaper, ReadItLater…), de partage (Facebook, Twitter, StumbleIt, Digg…) ou d’augmentation du contenu. La réflexion est constamment nourrie et stimulée, à tel point que l’on souhaiterait parfois pourvoir faire OFF. Un bon livre fait de papier et d’encre est parfois si agréable.

More important, our screens will also watch us. They will be our mirrors, the wells into which we look to find out about ourselves. Not to see our face, but our status. Already millions of people use pocketable screens to input their location, what they eat, how much they weigh, their mood, their sleep patterns and what they see. A few pioneers have begun lifelogging: recording every single detail, conversation, picture and activity. A screen both records and displays this database of activities. The result of this constant self-tracking is an impeccable “memory” of their lives and an unexpectedly objective and quantifiable view of themselves, one that no book can provide. The screen becomes part of our identity.

La portabilité des mobiles, permet à des écrans toujours plus performants de nous accompagner partout. Outres le smartphone, la tablette devient un indispensable au fond du sac. Ces écrans sont à la fois agenda, scrapbook, livre, recueil de données, photothèque, fenêtre sur le monde, source d’informations, etc. qui étendent notre mémoire et nous permettent à tout moment de partager sélectivement ces morceaux de notre identité avec le monde.

Et vous comment lisez-vous? Quels sont vos écrans de prédilection?

Que font les utilisateurs sur les réseaux sociaux en Suisse? Quel âge ont-ils? Où sont-ils? Et à quelle fréquence visitent-ils les plateformes? Voici une overview des principales plateformes de médias sociaux pour le marché Suisse. Voici la dernière mise à jour.

Depuis octobre 2009, j’édite tous les 2 mois les statistiques des réseaux sociaux les plus populaires en Suisse afin de dresser une image concrète de l’évolution du marché. Retrouvez l’ensemble des études sur Slideshare.

Pour le financement de son prochain ouvrage The Bucket Brigade (titre provisoire), Bud Caddell a eu l’excellente idée d’impliquer directement les planners de la planète. Comment? En proposant à qui le veut, de soutenir son projet selon différents plans de financement (et de privilèges pour les mécènes) grâce au site KickStarter. Je me réjouis de contribuer à cette aventure. Comme Bud l’a demandé voici pourquoi je soutiens son projet:

1. L’idée d’élasticité du temps: Les journées n’ont que 24h. Hormis un job à plein temps et des engagements multiples, certains trouvent encore le temps de prendre de la distance pour mieux transmettre leur vision et leur passion sur un sujet précis. C’est un effort considérable. Merci donc à Bud de prendre ce temps, car la qualité de son blog laisse présager un ouvrage exceptionnel.

2. L’idée du mécénat. Rendre les choses possibles par le crowdfunding et aider un planner dont je respecte le travail à réaliser son idée.

3. L’idée de participation. S’associer à un projet collectif contemporain et échanger.

4. L’idée d’expérience. Tirer un enseignement de ce processus et des mécanismes en jeu.

5. L’idée que c’est cool. Ooops, non cool c’est frais, donc ni chaud, ni froid. C’est génial, je me réjouis!

Alors, vous en êtes aussi?

Comme un écho à l’exposition temporaire Dreamlands qui se tient en ce moment au Centre Pompidou, Steven Heller a inauguré la 10e édition du festival de création post-digitale OFFF Paris 2010 avec une interrogation: “Do we dream the real future?”.

OFFF Paris 2010 Opening Title by The Mill, from OFFF, let’s feed the future on Vimeo.

Rêvons-nous du réel futur?
Le futur n’a-t-il jamais été aussi futuriste que dans les foires internationales d’antan, à la lecture de comics avec des super héros aux pouvoirs surréels, dans les films d’anticipation ou de… Woody Allen. L’avenir rêvé des années 30, 50 ou 60 où chacun aurait une voiture volante ne s’est pas réalisé et ne constitue qu’une nostalgie d’un futur anticipé (dé)passé qui n’a finalement jamais pris autre forme qu’en fantasme. Le mythe fondateur selon Heller prend naissance dans l’architecture de l’Exposition universelle de Chicago en 1933, et surtout celle de New York en 1939, avec les antécédents évidents de l’avant-garde européenne des années ’20 faisant référence aux courants tels que le dadaïsme, le futurisme italien, le surréalisme, le Bauhaus, etc.


Exposition Dreamlands au Centre Pompidou par centrepompidou

Qu’est ce que la culture post-digitale?
Le futur que nous envisageons est-il si loin de nous ou au contraire plus familier? Nous sommes confrontés à plus d’information, plus d’accessibilité, plus d’immédiateté. Vite. Notre futur commence plus que jamais ici et maintenant avec la géolocalisation et la généralisation des appareils mobiles. C’est une très bonne nouvelle: L’humain est à nouveau le point central.
Si aujourd’hui l’innovation peut prendre la forme d’un iPad, c’est que sous ses airs familiers, l’introduction de cet outil laisse augurer des changements à long terme dont nous n’avons pas encore bien saisi les implications. Ce qu’il adviendra de la marque Apple n’est pas très intéressant, ce qui l’est en revanche c’est la généralisation de l’usage du mobile et de la tablette. L’ordinateur portable ou la tour sont des camions comme le laissait entendre Steve Jobs tout récemment, car aujourd’hui nous consommons plus que nous ne produisons alors pourquoi s’embarrasser d’appareils lourds et surpuissants.

Le futur, c’est maintenant
Au rebus la voiture volante pour 2025. Nous ne sommes ni dans Blade Runner, ni dans Terminator, ni dans 2001, l’Odyssée de l’espace. Le terme de culture post-digitale paraît-il pour autant si prétentieux et obscur? Non. Partons du simple constat que le digital (ou numérique) est aujourd’hui partout et souvent  insidieusement invisible, bref familier: du scanning de vos achats au supermarché au scanning de votre visage et de vos empreintes digitales à l’entrée des Etats-Unis, à l’achat de tickets de transports publics en passant par la consommation sur internet d’informations diverses, de téléchargements ou d’achats en ligne, avec ou sans carte de crédit, etc. Notre relation au digital est constante et inéluctable. Rationalisation, facilitation et immédiateté, nous bénéficions tous les jours de la technologie. Ainsi, le terme digital (ou numérique) a fortiori recouvre un nombre d’applications extrêmement vaste et parfois très flou.

Bénéfice du digital dans les médias
La numérisation a bouleversé l’ecosystème des médias (dits “traditionnels” et en particuliers des médias dits “électroniques” qui sont apparus bien avant l’ère informatique: TV, radio) et ouvre de nouveaux champs d’application et d’utilisation.
Tous les canaux de communication subissent en effet de fortes pressions suite à l’apparition de ces nouvelles technologies et des comportements induits. Ce phénomène appelle une évolution nécessaire relative à l’interactivité, la personnalisation et la “socialisation” de ces plateformes. C’est le cas par exemple de Google TV qui allie la force des programmes de télévision comme vous les connaissez avec la puissance de l’Internet.

Post-digital: 3 arguments-clé

  1. L’ère post-digitale implique que nous n’avons pas seulement à faire à de nouveaux canaux de communication qui seraient autant de moyens complémentaires de communiquer, mais à un réel changement de paradigme qui bouscule les mass médias traditionnels.
  2. Il n’y a plus de différence entre la vraie vie et la vie digitale. Notre identité nous colle à la peau, partout.
  3. La socialisation des plateformes place l’humain au centre de l’univers numérique.

Vite, toujours plus vite
L’écosystème numérique évolue à toute allure. Il implique que réfléchir avec d’anciens réflexes en terme de commercialisation de nouveaux types d’espaces publicitaires n’est plus approprié, mais comme le préconise Helge Tennø dans une présentation déjà parue l’an dernier, il est temps de restructurer complètement la relation de la marque au consommateur.

Post Digital Marketing 2009

View more presentations from Helge Tennø

 

Retrouvez les images que j’ai prises durant OFFF Paris 2010 sur Flickr

Article publié sur le site cominmag.ch – rubrique com.stratégique (juillet-août 2010)

Je regarde Dexter en streaming, commande sur Amazon le nouveau Brian Solis déjà soldé, lis le New York Times sur mon iPad et parcours quelques flux RSS avec un agrégateur qui me permet de les partager sur Twitter. Et vous? Où et comment consommez-vous vos contenus favoris?

Pour Faris Yakob (MDC), il importe d’identifier les médias du point de vue de l’utilisateur. Pour quelle raison le consommateur choisit-il de passer du temps avec un contenu sur un média en particulier plutôt qu’un autre? Les motivations du consommateur semblent moins régies par la marque ou le message que par les bénéfices des médias dont il dispose. Payants ou gratuits peu importe. Ce n’est pas une question de coût, mais de valeur ajoutée dans l’expérience. Avec l’avènement du digital, il n’y a plus de limite : le contenu est désormais séparé de son canal de distribution, il circule sur tous les écrans.

Savoir aligner la spécificité et la qualité du contenu avec la valeur additionnelle du média utilisé, tel est le réel défi. Il ne s’agit pas d’effectuer une transposition technique du contenu existant, mais bien d’organiser celui-ci pour une expérience utilisateur enrichie, innovante, ergonomique et adaptée aussi bien aux attentes de publics exigeants qu’aux outils de lecture (ordinateur, smartphone, tablette, console, etc.). A titre d’exemple, l’application iPad du magazine Wired (sujet que j’abordais sur mon blog en mars dernier) offre une expérience si simple et ludique qu’elle renvoie ses concurrentes réviser leur copie.

La presse prend d’assault l’iPad. Oui, pour le pire et le meilleur! Avec excellence et légitimité : deux références, Wall Street Journal et NPR. Et avec de cuisants plantages: Libération, un PDF online. En Suisse, certains éditeurs n’ont pas encore compris qu’il ne sert à rien d’être le premier sur iPad si on n’est pas innovant. Un contenu exceptionnel sur papier se fait balayer en un coup de doigt par une expérience utilisateur décevante. Le lecteur décide et dispose. Hormis la bonne copie du Tages Anzeiger, les récentes applications de L’Hebdo (iPhone), Agefi, Coopzeitung, Bon à Savoir, etc. confondent inopportunément slideshow PDF et mutation de l’expérience utilisateur. En conséquence, le contenu devient indigeste.

Alors pourquoi m’abonnerais-je? Quelle est la plus-value? Ignorer ainsi les possibilités techniques de la plateforme et l’UX me laisse penser qu’on se moque des consommateurs. A moins de proposer une killer app orientée utilisateur, l’iPad n’est pas une bouée de sauvetage pour une presse en mal de nouveautés. Les technologies émergentes ne sont pas un gimmick, elles exigent un effort que ces éditeurs n’ont manifestement pas encore accompli. Etonnez-nous!

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Compléments last minute – La récente étude publiée par Pew Research sur l’évolutation des comportements de consommation des médias de 2000 à 2010 aux Etats-Unis. L’étude montre à quel point l’utilisateur considère l’information comme portable et transportable (à partager), ainsi que sa réticence à s’abonner à un service d’information payant alors que l’information transite de manière diffuse sur Internet.
Quelques chiffres: Aux USA, dans le secteur des sites de news, seul 35% des utilisateurs affirment avoir une source d’information favorite. Seuls 15% de cette tranche se déclarent prêts à payer pour obtenir le contenu de leur source favorite (7% de l’ensemble des lecteurs de sites d’actualité). Vous en conviendrez, c’est faible.

Le défi: créer de la valeur dans la chaîne de transmission. Pew Research propose deux solutions qui mériteraient une démonstration plus poussée que dans leur présentation:
– Le journalisme en tant que service – pas en tant que produit
– Un matrice des sources de revenu pour les différentes fonctions journalistiques

PSFK le vénérable Think Tank et Trend Spotter New-Yorkais met à nouveau sous la lumière des projecteurs le métier de planner, souvent aussi appelé strategic planner ou account planner.

Cette fois, PSFK s’est allié à Alpert Search (un agence de placement spécialisée en planning – on croirait rêver, mais cela existe!) pour nous livrer une série de vidéos  qui abordent plusieurs aspects de cette discipline méconnue, hormis dans les agences de réseau.

La monde de la communication est en mutation constante, le métier de planner aussi. Et pourtant l’essence même de ce métier n’a pas changé: se passionner pour l’humain. Stephen King l’un des instigateurs anglais de cette révolution dans le monde de la publicité l’avait bien saisi.

Qu’est-ce que le planning? (version courte, plus)
En 1964, Stephen King (homonyme du non moins célèbre écrivain), mécontent du fonctionnement des départements média et marketing au sein de son agence, développe une nouvelle méthode de travail qui se concentre sur la combinaison de la recherche des consommateurs (consumer research) et des insights pour créer une publicité plus efficace et créative.

“Any systematic approach to planning advertising has to do more than simply provide controls and disciplines. It must actively stimulate imagination and creativity too”.
(Stephen King, JWT Planning Guide, 1974) 

Aujourd’hui le planner doit absolument être capable d’intégrer les technologies émergentes afin de produire des idées qui engagent le consommateur. Rien de nouveau, mais peu de personnes savent le faire correctement! Il ne suffit plus de connecter les pièces du puzzle pour les arranger et les organiser dans un ordre surprenant (=créatif) et acceptable au niveau de la marque, il s’agit de comprendre la marque et de créer une histoire et une expérience unique qui touchent l’utilisateur dans son quotidien, notamment dans la sphère digitale et mobile.

Episode 1 – Intuitive Problem Solving

Episode 2 – Communicating Ideas

Episode 3 – Insatiable curiosity

Episode 4 – Understanding The Human Condition

Episode 5 – Rolling Up Your Sleeves

Cet article sera augmenté au fur et à mesure avec les vidéos à venir.

(via PSFK)